[Question sans détail] si le psychologue tombe amoureux de son patient ou vice versa que faut il faire?
Bonjour Nicolas,
la relation professionnelle entre psy et patient se doit d'être d'une neutralité absolue, afin qu'il n'y ait pas d'interférence, d'envahissement par une subjectivité en lieu et place de l'objectivité. Le code de déontologie est clair à ce niveau là.
S'agit-il réellement d'amour, ou plus simplement de "transfert", cet attachement qui arrive à un moment ou un autre de la thérapie. Il appartient alors au psy comme au patient d'aborder cette question comme un temps nécessaire du processus thérapeutique lui-même. Donc,... à voir...
Cordialement
Bonjour,
Il n'y a qu'une seule issue à ce genre de problème c'est l'arrêt de la thérapie et consulter un autre thérapeute car on ne peut ABSOLUMENT PAS avoir de relations amicales ou amoureuses avec son patient pour une raison simple c'est que ce que l'on vit dans le cabinet relève du fantasme or "donner corps " à ces fantasmes n'est pas structurant mais au contraire... De plus, il est difficile de distinguer un sentiment amoureux des affres du transfert du patient et contre-transfert du thérapeute qui charrient toujours une charge émotionnelle explosive.... Les thérapeutes qui franchissent cette ligne jaune sont à mon sens dangereux mais hélas il y en a et les conséquences sur les patients peuvent être très graves.
Bien cordialement
Isabelle Torrisi
Bonjour
On parle de sentiments incontrôlables.
Dans ce cas précis, c'est l'amour à deux, cela veut que les deux partenaires sont amoureux l'un de l'autre;
Les amoureux ceux sont-ils déclarés leur flamme ? Je pense que oui.
Ce que je voudrais savoir, quelle est la raison de la consultation chez le psychologue ?
Très important à connaitre pour pouvoir donner une suite logique à cette question "QUE PEUT-ON FAIRE ?".
Cordialement
De fait, tout le problème posé réside dans le "vice versa" ! Car la situation n'est pas du tout la même... Le thérapeute connait et applique une déontologie stricte ; il n'est pas question de passer à l'acte..Donc "tomber amoureux" ne fait pas partie du programme, puisqu'il convient bien de rester dans cette "neutralité" de l'écoute. Le patient, oui, peut tomber amoureux ou quelque chose d'approchant ; le distinguo essentiel à poser pour le thérapeute est bien de travailler à élucider s'il s'agit de "transfert" de la part de son patient, ce qui fait partie inhérente du travail, ou d'autres affects..Et donc, il lui faut poursuivre avec prudence, dans les distances verbales et corporelles qui préservent les deux personnes... Bien sûr il existe aussi le contretransfert, mais un professionnel aguerri en sera conscient et si il est trop en difficulté, demandera alors à son patient de changer de thérapeute.