Quel chauffage choisir pour maison ancienne?

Bonjour, En rénovation d'une ancienne longère (la maison date de 1779) et en recherche du meilleur type de chauffage. La maison n'en possède pour le moment aucun sauf une cheminée où nous comptons mettre un insert couplé avec un système pour propagé la chaleur dans toute la maison.
Seulement cela ne suffira pas car on ne peux pas toujours rester pour alimenter l'insert! Donc ma question est quel type de chauffage "central" conviendrai le mieux, en prenant en compte le rapport qualité/prix ?Petite précision : la maison ce situe en haute-vienne (limousin), la partie habitable sera de 100 m2 dans un premier temps et surement agrandi pour atteindre les 160 m2 (donc il faut un chauffage qui puisse "s'agrandir").
La hauteur de plafond est de 2m50 en RDC et de 4 m dans les combles.
Il y a une grange attenante, la toiture est à 2 pans et orienté est/ouest.
Un terrain de 1100 m2 environ.Merci par avance.

Bonjour
D'abord, n'oubliez pas que le meilleur chauffage, c'est l'isolation. Donc votre 1° chantier sera de bien isolé cette vieille maison.
Ensuite, si cette maison doit rester en "1 seul niveau", il peut être intéressant de partir sur un insert d'environ 10 à 14 kW avec distribution de l'air chaud par les combles (système DMO ou autre).
Beaucoup d'insert sont des types dits à "feu continu" qui ont une importante marge de durée de fonctionnement.
Pour les absences dépassant la journée et afin d'éviter l’investissent couteux dans un 2° chauffage central, je conseillerais la souplesse de l'électrique qui vous permettra de gérer avec aisance votre chauffage soit au ralenti pendant votre absence soit la remise en marche à 100 % quelques heures avant votre retour.
Je justifie ici l'utilisation de l'électrique en partant du principe que vos absences seront "standard" (ce n'est pas une résidence secondaire) et donc que le surcout de l'énergie électrique par rapport aux autres (PAC / gaz de ville / solaire / fioul) est contre balancé par le faible cout d'achat / entretien.
Une autre manière de réduire les coûts de fonctionnement est le radiateur à accumulation que vous chargez en heures creuses. Ce système (plus onéreux à l'achat) n'est à envisager que pour les absences courtes (<24h), répétées et programmées pour prévoir la charge la nuit avant votre départ. Sinon pour les absences longues, il faut que ce type de radiateur soit équipées d'une résistance additionnelle (souvent le cas comme mes Olsberg).
N'oubliez pas aussi les chaudières à pellets qui autorisent des programmations et sont alimentées automatiquement. Le chantier est plus important avec circuits de radiateurs ou plancher chauffant.
Pour l'ECS, si un pan de toiture fait face au sud, envisagez l'électro-solaire.
Cordialement

Pour commencer merci de votre réponse. Effectivement l'isolation et le changement des fenêtres sont les premiers travaux que nous allons réaliser, je ne connais que trop bien les joies d'une maison non isolé et les factures de chauffage qui l'accompagne ! Par contre la maison est en 2 niveaux, environ 50 m2 en RDC et 50 de plus dans les combles. Nous désirons rénover dans un premier temps cet ensemble et ensuite agrandir dans la grange (en fonction de nos finances ^^).
Effectivement nous avions bien pensé à l'électrique pour la facilité de mise en oeuvre. Mais nous craignons le coût de ce système de chauffage. Cependant nous n'avions pas connaissance des radiateur à accumulation qui mérite réflexion.
Quand au panneau solaire ils ont une durée de vie limité et surtout nous nous interrogeons sur le "recyclage" de ces panneau avec un coût éventuel du consommateur pour la destructions de ces panneau.Est ce que vous auriez peut être une notion du coût d'un chauffage électrique au vue des dimensions de la maison et en partant du principe que l'isolation sera entièrement faite (ce qui sera le cas à ce moment là) ?

Je parlais d'un chauffage électrique "en appoint" pas en principal. Oubliez l'électrique en chauffage principal même en accumulation. Ce n'est plus à l'ordre du jour si vous voulez garder un bien (votre maison) qui ne perde pas de sa valeur à cause de son chauffage principal (expertise à la vente .... les barèmes A à F vus dans les agences immobilières).
Les panneaux solaires de durée de vie limitée reconnue sont les voltaïques ... certes les thermiques vieillissent aussi ... comme vous et moi .... mais je n'ai pas encore entendu parler de vieillissement catastrophique de ceux ci.
Si la maison est à 2 niveaux, je déconseille le chauffage par insert + distribution d'air puisque les combles sont "à dash" ! A moins d'avoir un accès à cette grange et de distribuer en pression dans l'insert en profitant de la dénivelée pour favoriser la distribution.
Je m'explique : ces extracteurs d'air chaud demandent à travailler le plus prêt possible de l'insert et dans les combles pour profiter et de l'air frais pour refroidir le moteur et de l'étalement horizontal pour la tuyauterie.
Maintenant si vous avez accès à cette grange depuis ou vers l'insert ... c'est jouable.
Par contre le chauffage à pellets + radiateurs (et/ou plancher chauffant) est intéressant.
Pour les radiateurs à accumulation voyez les Olsberg dont je suis très content depuis 30 ans que je les ai eu ... d'occasion. Attention aux arnaques des radiateurs à inertie ou chaleur douce présentez comme des accumulations .... ils accumulent certes ... mais 1h ou 2 .... les miens ils accumulent 10 à 24 h sans problème ! Ils font 200 kg chacun et la charge de chauffage va jusqu'à 400 °C !
Cordialement

Bonjour
Je découvre votre post tardivement et je me permet d'y mettre mon grain de sel.
Selon ce que vous avez prévu dans vos travaux, vous pourriez envisager d'installer une PAC Air-Eau qui alimenterait des radiateurs basse température ou un plancher chauffant (si vous avez prévu de refaire le dallage du RDC)
Le polêle à pellets est intéressant (régulation et meilleure combustion qu'un poêle à bois), mais pose malgré tout le problème de la diffusion d'air chaud dans l'ensemble des pièces.
La cheminée avec un insert ne pourrait servir que d'appoint et le rendement est de toute façon très inférieur à une PAC.
Pour la production d'eau chaude, j'ai un faible pour le ballon thermodynamique relié à l'extraction de la VMC simple flux, avec implantation du BEC dans le volume chauffé.
Sur le solaire, j'ai quelques réticences d'ordre techniques (fiabilité) et de prix. Au tarif où c'est proposé, on risque d'être obligé de remplacer le BEC 2 ou 3 fois avant sa durée théorique de retour sur investissement. C'est pour cela que je préfère l'option thermodynamique qui fonctionne sur le principe d'une PAC avec de faibles écarts de températures et de pression... c'est beaucoup plus fiable.
Sur l'usage des radiateurs électriques, comme le signalait Banzaï, il faut oublier. Le coût du KWh va considérablement augmenter dans les prochaines années et chauffer à l'électricité va devenir un luxe, comparer aux autres énergies.
Pourquoi préconiser alors une PAC qui fonctionne à l'électricité me direz-vous ?
C'est une question de rendement. Un convecteur qui va consommé 1 kwh, vous en restitue 0,8 kwh.
Avec une PAC aérothermique (air-eau), le rendement est 3 à 4 fois supérieur.
Avec une PAC géothermique (eau-eau, avec forage), le rendement est 7 fois supérieur. Le coût d'installation est important aussi, mais à long terme, c'est très intéressant. Qui plus est, même par grand froid, la géothermie continue de fonctionner sur le même rendement, ce qui n'est pas le cas de l'aérothermie.Cordialement
PB

Oups Bruel ... je m'attendais à mieux de votre part !
- les poêles à pellets existent avec distribution vers radiateurs .... vu de mes yeux !!
- les inserts ayant un rendement très inférieur à une PAC ... c'est nouveau cela et digne d'un "vulgaire" revendeur de PAC ... pas de vous ! Vous devez oublier quelques paramètres comme la facture EDF (en liaison avec le COP et le surcout d'abonnement), l'installation / entretien qui à lire comprendre-choisir est très perfectible et le fonctionnement à très basse température ... où les PAC consomment autant qu'un vulgaire radiateur grille pain ... sans vous chauffer plus que cela !! Mon insert de 14 kW chauffe sans problème les 150 m2 de ma maison et même si EDF est en panne !
- le BEC dans le volume chauffé ???? Je croyais que la chaleur produite par le BEC était DANS le BEC pas autour ???
- un radiateur électrique ce n'est pas une ampoule s'il consomme 1 kWh il va restituer 1 kWh ... maintenant que sa configuration d'installation soit gênante c'est un autre problème. Vous semblez être un fana de l'adage "quant on veut noyer son chien on l'accuse de la rage".
- l'électrique n'est à conseiller qu'en appoint ... OK ? ... après tout les PAC se dégivrent bien à l'électrique non ???
- le rendement des PAC, contrairement aux radiateur électriques ... laissons leur au moins cet avantage ... le seul (rendement fixe) avec le prix d'achat, est essentiellement variable et sujet à beaucoup de mensonges.

Bonjour Banzaï
Il est effectivement possible de raccorder un circuit de circulation d'eau chaude sur un poêle à pellets. Cela peut faire l'objet d'une étude coût / efficacité.
Compte-tenu des agrandissements ultérieurs, cette étude devra intégrer tous les paramètres d'extension de réseau, ou d'avoir plusieurs circuits ou systèmes.
Les rendements d'insert ou de poêle les plus performants sont de l'ordre de 0,8. C'est du moins ce que les fiches techniques laissent entendre. La comparaison est vite faite avec une PAC qui dispose d'une COP de 3.
Je ne suis pas vendeur de PAC, mais lorsque j'analyse les différents systèmes, il faut bien admettre que la PAC a quelques avantages. Ce n'est pas pour rien que 80% des maisons neuves (jusqu'à la nouvelle RT2012) sont équipées de PAC air-eau.
La COP de la PAC air-eau chute avec la température jusqu'à ce que ce soit effectivement une grosse résistance électrique qui prenne le relai. Mais, c'est dans les périodes de pic de froid. C'est le gros point noir de l'aérothermie. Mais si la région n'est pas trop froide, ça peut être un système efficace sans être trop onéreux.
C'est pour cela que je préfère la PAC géothermique qui est plus coûteuse à l'installation mais qui fonctionnera tout le temps avec un régime optimal. Pour mémoire, la géothermie dispose toujours d'un crédit d'impôt de 40% sur le coût du matériel. Si on compare les coûts d'achat, d'entretien, de consommation, et les crédits d'impôt, l'avantage de la géothermie est évident, mais il faut pouvoir le financer dès le départ.
Pour le BEC, l'installation du ballon dans le volume chauffé ressort d'une logique très simple : on pompe de l'énergie pour chauffer l'eau à 60°C. L'enveloppe du BEC est isolante, certes, mais il y a quand même de la déperdition. Si le BEC est dans le volume chauffé, la déperdition participe à l'apport calorique de chauffage de la maison. A l'inverse, si le BEC est dans une pièce non-chauffée, la déperdition de l'enveloppe du ballon est plus importante et les calories sont perdues pour rien. D'ailleurs, si la RT 2005 impose le BEC dans le volume chauffé... ce n'est pas pour rien ! Ce n'est pas uniquement pour bouffer de la surface habitable !
J'espère que ça va mieux avec ces quelques explications !?
CordialementPB

Ouf je retrouve LE Bruel ! Plus conciliant et réaliste !
Certes les rendements des inserts sont de l'ordre de 80 % (pour les moyens) mais vous savez très bien que dire qu'un COP est un rendement est abusif tout simplement parce qu'il ne peut pas être supérieur à 1. C'est un artifice de calcul qui amène à cela : avec un COP de 3 ... 1 kW EDF va donner 3 kW de chauffage. C'est oublié que les calories sont dans l'air ou dans la terre et qu'en définitive les PAC ne font que les extraire en dévorant de l'énergie EDF de plus en plus couteuse voire non durable ... contrairement aux inserts.
Ce serait comme dire que mon ampoule à incandescence de 100 W à un rendement de 10 parce qu'elle éclaire une pièce comme 1000 W grâce au soleil qui arrive par le velux.
Je ne suis pas contre les PAC (ce sont de merveilleuses machines), je suis contre l'oubli trop systématique de prévenir que les PAC sont TRÈS dépendantes des voyous d'installateurs qui nous entourent ... conclusion ... il y a du ménage à faire !
Il faut reconnaitre que la multiplication des PAC sur les maisons neuves ..... sera à surveiller dans quelques mois .... à l'usage ... Si ce sont les mêmes qui les installent que ceux qui font dépasser les cheminées de 10 cm au lieu des 40 cm de la réglementation ... il y a du souci à se faire. Mon adage : la qualité de ce qui est visible permet d'entrevoir la qualité de ce qui ne l'est pas ... vous devez connaitre la comparaison entre l'état des WC et de celui de la cuisine d'un restaurant.
Pour le BEC électrodynamique ... où est pompé l'énergie pour chauffer l'eau ? La seule installation vue (dans un petit cellier et subie) prenait l'air dehors avec un énorme tuyau et faisait un bruit monstrueux perceptible dans la maison même.
Reste à savoir si ceux qui ont crée cette RT 2005 ont un ballon électrodynamique dans leur volume chauffé juste derrière leur chambre ou leur salon ?
A quand la chaudière ou la PAC interne dans le volume chauffé pour ne pas perdre de calories ... il y a des "jusqu'au boutistes" qui n'ont rien à faire dans les instances décisionnaires .... et je reste zen ..... !
Ce sera très dur de me prouver calculette à la main que le chauffage de ce cellier est rentable par rapport aux pertes de calories du BEC. Il me semble plus logique de bien l'isoler et qu'il soit installé dans une pièce intérieure (of course) mais non chauffée. L'isolation n'est pas le meilleur des chauffages ?
Cordialement

Avis de ACES*3 (www.aces3.fr) : Pour votre besoin sur un chauffage central, et une surface que vous pourriez peut-être agrandir en planchet chauffant dans la grange, la pompe à chaleur sur l'aquathermie (A-PàC) s'impose : par rapport au fioul, facture de chauffage divisée par 4 à 5, entretien très faible, facile d'utilisation.
Elle nécessite une bonne installation : un installateur-expert en aquathermie est à privilégier, comme le courant électrique en triphasé, toujours mieux pour un moteur (compresseur de la PàC).
Selon votre isolation, une A-PàC de 16 Kw à 17 Kw, capable de vous assurer le confort même en T° extérieure à -10°, conviendra parfaitement.
Votre terrain de 1.100 m2 devrait permettre de trouver un point de forage, si vous ne l'avez pas déjà.
La solution PàC sur l'aquathermie est, de loin, le meilleur chauffage pour tous les types de constructions : elle le sera donc pour vous.