Bonjour, Ma question fait suite une réponse de Monsieur Dominique Sanchez, concernant le DTU 36-5, des moyens d'assurer l'étanchéité perenne des fenêtres, mais ce post datant de 2011, il m'a semblé préférable d'initier un nouveau fil de discussion. Les 4 grandes fenêtres posées chez moi il y a 4 ans ont été mises en œuvre avec des mousses expansives. L’une d’elle a présenté un problème d’étanchéité (courant d’air très net), que l’artisan a réglé en rajoutant de la mousse. De plus, certaines sont difficiles à fermer : il faut forcer sur la poignée. Ceci me fait craindre maintenant que l’expansion des mousses ait légèrement déformé les châssis. D'après Monsieur Sanchez, si j'ai bien compris, l'usage des mousses polyuréthanes n'est toléré que s'ils elles sont employées en petites quantité, pour compenser des irrégularité de maçonnerie. L'artisan m'affirme avoir respecté les règles de l'art, en utilisant des bandes compressives, et utilisé le mousses seulement accessoirement, pour compenser des espaces entre les bâtis et les maçonneries. Mais la quantité de mousse était importante, et ces mousses encadraient tout le pourtour de la maçonnerie (sauf le bas). Compte tenu du problème d'étanchéité survenu et de la difficulté éprouvée pour fermer certaines de ces fenêtres, j'ai de fortes présomption que la pose soit fautive, et que ces fenêtres présentent à terme des défauts d'étanchéité. Partagez-vous mon analyse ? D'un point de vue juridique, la fuite ayant été réparée, le constat par un expert d'une pose fautive, au sens du DTU, constitue-t-il un désordre suffisant pour engager la responsabilité civile et la décennale du professionnel ? La difficulté à fermer peut-elle avoir d'autres causes que la déformation du cadre sous l'effet de l'expansion des mousses ? Ne constitue-t-elle pas un désordre manifeste ? Merci d'avance de vos éclairages, Cordialement
Bonjour,
Il est assez simple de vérifier avec une équerre de maçon, si les dormants on subit une quelconque déformation et si les dimensions des dormants sont constantes ou si certains font "le gros ventre".
Passé ce constat, si tout est normal, alors un simple réglage est peut-être nécessaire pour aligner ouvrants et dormants.
Si il y a un problème, alors seule une expertise sur le terrain permettra de définir les responsabilités exactes et si il y a eu trop de mousse ... ou pas.
voilà voilà !
Bonjour,
C'est moi qui ait dû répondre en 2011 (mon prénom c'est Pascal et pas Dominique).
Il convient de préciser un certain nombre de choses concernant l'utilisation possible de la mousse PU :
Elle ne doit pas être utilisée pour réaliser l'étanchéité entre la maçonnerie (le mur ou l'appui béton) et le cadre fixe de la fenêtre ou porte (qu'on appelle le dormant). Ce joint d'étanchéité (qu'on appelle aussi en jargon professionnel joint de calfeutrement) doit-être réalisé :
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1 - Soit avec un mastic silicone extrudé et lissé entre 2 surfaces parallèles distantes d'au moins 5 mm et avec un fond de joint en mousse préalablement posé et servant à limiter le joint mastic extrudé à la pompe. Exemples des erreurs à éviter avec un joint silicone :
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2 - Soit avec une mousse imprégnée expansible du type ILLMOD 600 ou ISO BLOCO Max 600 qui à condition d'avoir été posée dans les conditions de leur cahier des charges respectif se suffit à elle même pour assurer de manière pérenne le calfeutrement entre maçonnerie et menuiserie.
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La mousse PU possède d'excellentes propriétés d'isolation thermique et ne devrait servir que coté intérieur comme complément d'isolation pour se raccorder au doublage existant, ou obturer le cas échéant des espaces vides au niveau des feuillures à l'intérieur du bâtiment (toujours à l'abri des intempéries ou infiltrations air ou eau provenant de l'extérieur).
En fait c'est assez simple, si vous pouvez mettre de la laine de verre pour combler un espace alors vous pouvez avantageusement utiliser de la mousse PU plus isolante en respectant toutefois un certain nombre de règles pour éviter toutes déformations des huisseries qui seraient dues à l'expansion de la mousse.
Si vos châssis sont déformés (suffit de plaquer une règle dessus pour le constater) cela entre parfaitement dans le cadre de la garantie décennale du poseur car de plus cela risque fort d'affecter le fonctionnement du châssis.
A noter qu'il existe aujourd'hui des marques de mousse PU qui s'expansent en produisant des efforts très faibles sur les supports et qui sont particulièrement indiquées pour la pose de menuiseries.
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Ci-dessous 2 cas d'utilisation de la mousse PU possible :
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2 exemples d'utilisation de la mousse PU interdits :
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Merci pour cette réponse très précise, ainsi que pour les documents. Désolé pour le prénom. Je suis maintenant persuadé de la malfaçon.
En effet, quand j’ai constaté une prise d'air, très perceptible à main nue, l'artisan a réparé en remettant de la mousse (les deux mousses étant de couleur différente, la deuxième intervention peut être constaté). La mousse est donc bien là pour assurer l'étanchéité, au mépris total des prescriptions du DTU 36-5.J'ai donc commencé à rechercher un expert compétent pour un constat, en vue d'un accord amiable, ou d'une action en justice. Intervenez-vous en tant qu'expert dans la région lyonnaise ?
Il y en a beaucoup. Deux d'entre eux figurent sur la liste établie par la cours d'appel, ce qui inspire confiance a priori. Mais l'un n'intervient qu'à la demande du juge, m’a t’il dit, et l'autre facture sa prestation 1500 euros.
En ce qui concerne les autres experts, les prix oscillent entre 500 et 1200 euros... et je ne sais trop comment choisir, d’autant que je ne suis pas couvert par une protection juridique au titre de l’assurance habitation (je viens de la prendre pour bénéficier de conseils).
Le rôle de l'expertise mandatée par moi-même n’aurait pour objectif que de convaincre le professionnel de me faire une proposition amiable, ou sinon, de convaincre le juge que ma plainte était à prendre au sérieux.
Et dans ce cas, j'ai cru comprendre que le juge mandatera nécessairement sa propre expertise (judiciaire).
Est-il judicieux de trop investir dans la première expertise, puisqu'elle sera de toute façon doublée par l'expertise judiciaire ? L'inscription sur la liste de la cour d'appel a tant d'importance.
Voilà les questions que je me pose aujourd’hui. Mais je ne veux pas abuser de votre temps, c’est pourquoi j’envisage de créer un fil de discussion spécifique.Cordialement
Merci de ce ce conseil, je vais faire la vérification. J'espérais bien qu'il s'agisse de réglages. Mais l'artisan, qui s'est déplacé à ma demande pour constater le problème, m'a dit que non, que la cause était la taille trop importante de ces fenêtres (245 X 140), et qu'il aurait fallu une partie fixe. Explication fantaisiste, je crois, car je n'imagine pas un fabricant réaliser un ouvrage en sachant pertinemment qu'il y aura un défaut...
Bonjour,
Je sais répondre à des questions techniques et normatives qui touchent aux fenêtres de par ma propre expérience, car je fabrique et pose des fenêtres depuis plus de 27 ans.
Le judiciaire c'est autre chose et là je ne suis pas plus expert que vous, je sors complètement de mon domaine de compétence donc je ne pourrais pas vous guider davantage sur la meilleure manière de procéder.
Bien compris !