Bonjour, je voudrais votre avis sur le phénomène "déphasage thermique"

Certains isolants utilisent cet argument du "déphasage" pour vendre leurs produits. Qu'en est il exactement ? Si un isolant stocke la chaleur pour la restituer plus tard, on peut penser qu'il ne remplit plus sa fonction de barrière thermique et que le flux thermique traverse l'isolant, ce qui entraînemerait une sur-consommation d'énergie.

Bonjour, Le déphase thermique est un plus pour le confort thermique. Mais effectivement, en terme d'isolation il faut regarder avant tout la résistance thermique la plus forte . Plus la résistance thermique (R en m2 K/W) du système d’isolation est élevée, moins il y aura besoin de consommer de l’énergie. La résistance thermique dépend de l'épaisseur (e) et de la conductivité thermique (λ) du matériau : R = e / λ. Par exemple 2,7m de pisé amène notamment un grand confort d'été, mais est aussi efficace en gros que 100cm de ouate de cellulose ! Une maison en pisé chauffe donc les petits oiseaux ! Bien cordialement,
L'équipe ELYOTHERM
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le terme DEPHASAGE thermique signifie le temps de traversee de cet isolant par les calories du cote chaud vers le cote froid a coefficient Rth d'isolation thermique equivalent :
-- si dephasage est nul : la chaleur fuit de SUITE
-- si dephasage = 12h : la chaleur aura ete FREINEE ( retenue ) pendant 12h ce qui correspond donc a 1/2 journee
...... donc en ete cette chaleur rentrera dans la maiso pendant la nuit .... !
....... en hiver pendant la nuit la chaleur ne fuit pas de suite ...!

Bonjour, Sans rentrer dans des explications complexes d'effusivité de diffusivité qui vous noieraient sous un flot de terminologies techniques pompeuses, un isolant moderne et confortable doit répondre à 3 défis ou caractéristiques
- être performant en isolement thermique, (explication faite par J. Desroches)
- retarder la propagation du flux thermique soit par de l'inertie (capacité d'un matériaux à emmagasiné la chaleur) soit par le déphasage (capacité d'un matériaux à ralentir la propagation de l'onde thermique).
-apporter un confort acoustique
Enfin l'enveloppe devra être étanche à l'air tout en gérant le vapeur d'eau afin de conserver une hygrométrie confortable.
Le déphasage a peu d’intérêt en problématique d'hiver mais il est important en demie saison et en été .
En effet, Les matériaux très déphasants , comme la laine de bois ou la ouate de cellulose, vont ralentir le flux thermique pendant le pic de chaleur avec un décalage de plus de 10h00 (en fonction de leur l'épaisseur) sans impacter le confort intérieur. La chaleur de la journée passée, un reflux thermique s'opère par équilibre avec l'arrivée de la fraicheur nocturne.
IL sera inefficace en cas de canicule prolongée mais apportera un confort très appréciable, le reste du temps.

comme precise par Pierrick Saliou : --en ete la chaleur pourra aussi s' ECHAPPER dehors si la temperature exterieure est redescendue ! mais on peut constater neammoins que la temperature interieure dans les combles continue de grimper ,la nuit , si laisse tout ferme !!! donc la nuit si la temperature doit retomber l 'IDEAL EST D ' AERER en creant des courants d' air ...

Commentaire du demandeur aux multiples réponse:
Tout d'abord marci aux experts pour ces réponses diverses.
Monsieur Quercy confirme que la chaleur s'échappe dehors si la température extérieure est inférieure à la température intérieure, c'est à dire en hiver (convection)
Cela confirme mes doutes sur une surconsommation énergétique pendant les périodes où l'on chauffe, ce qui ne participe pas à la limitaion des gaz à effets de serre.
Ne vaut il pas mieux, notamment en régions tempérées, avoir un isolant aynt zéro inertie thermique, c'est à dire qui n'emmagazine pas la chaleur mais la renvoie intégralement, pour éviter les fuites de chaleur par convection vers l'extérieur e hiver. A t-on fait un constat comparatif in situ des consommations énergétiques, à résistances thermiques égales et même conditiions géographiques et atmosphériques, pour un même logement, entre un isolant dit "respirant" et à déphasage thermique et un isolant non respirant, avec déphasage thermique nul ?

Réponse à votre commentaire : je me permets d'intervenir car il me semble qu'il y a confusion.
Le déphasage et l'isolation sont deux notions liées mais différentes
Une isolation en polystyrène d'un R de 5 à exactement la même efficacité thermique qu'un isolant en laine de verre d'un R de 5 ou qu'une laine de bois d'un R de 5.
c'est exactement la même chose.
le déphasage est une caractéristique supplémentaire qui a un intérêt l'été.
Par analogie, il se comporte un peu comme un condensateur en électronique.
Le polystyrène n'a pas de déphasage ... il est mauvais en problématique estivale mais bon l'hiver.
La laine de verre à un peu plus de déphasage ... elles est médiocre en problématique estivale mais aussi performante l'hiver à R équivalent que le polystyrène.
La laine de bois a franchement plus de déphasage ... elles est performante en problématique estivale ... mais aussi performante l'hiver à R équivalent que les 2 autres.
et pour répondre à votre question :
oui les isolants ont des Acermis (certificat après mesure en laboratoire)
Des études en grandeur réelle ont été menées par le CSTB et mettent parfaitement en évidence l’intérêt du déphasage
c'est vous qui voyez !

Merci à Monsieur Saliou pour ces précisions.
Cependant ma question reste sans réponse, concernant les kw au compteur comparés entre un isolant qui, je cite "permet aux calories de traverser l'isolant du coté chaud vers un coté froid", selon définition du DEPHASAGE par Monsieur Quercy, et un isolant à déphasage nul c'est à dire qui ne laisse passer aucune calorie.
Je ne doute pas de l'intérêt du déphasage thermique d'un isolant dans la mesure (rare) où la mise en oeuvre de cet isolant ne permet pas aux calories de fuir vers l'extérieur, notament en toiture inclinée ou en combles.Selon des mesures effectuées en laboratoire il y aurait avec les isolants à déphasage, une déperdition de flux thermique de 25 %, ce qui voudrait dire que seuls 75% de la chaleur stockée dans l'épaisseur de l'isolant seraient en mesure d'être restitués, mais on ne sait si cette restitution s'opère par les deux façes de l'isolant ou uniquement et de façon sélective vers la face intérieure au local habité.En d'autres termes, si j'aplique ma main sur un isolant ayant stocké des calories, j'aurai une impression de chaleur des deux cotés de l'isolant, avec une température moindre coté extérieur non chauffé ( et encore! on dit qu'en demi saison la chaleur stockée provenant des rayons du soleil, est restituée pendant la nuit fraîche, à l'intérieur). Cela est mesurable par des thermocouples placés face intérieure, et face extérieure, avec éventuellement un termocouple placé au milieu de l'isolant.

vous faites ERREUR Mr Saliou ! AVEC ou SANS DEPHASAGE pour une Rth ( resistance thermique ) identique la chaleur( les calories ) va toujours du cote chaud vers le cote froid
le DEPHASAGE ne fait que RALENTIRR CE TRANSFERT !!!!!!!

La chaleur se transmet par conduction, par rayonnement et par convection. Mais aucun matériau n'offre une barrière étanche à la chaleur au sens "d'un matériau étanche à l'eau ou à l'air" et une toiture inclinée n'est absolument pas étanche ni au rayonnement ni à la conduction.
Par ailleurs, si vous mettez votre main, vous mettez en œuvre des notions effusivité et de diffusivité dans lesquelles je n'entrerai pas mais cela ne prouve rien, cet un mauvais indicateur.

"AVEC ou SANS DEPHASAGE pour une Rth ( resistance thermique ) identique la chaleur( les calories ) va toujours du cote chaud vers le cote froid
le DEPHASAGE ne fait que RALENTIRR CE TRANSFERT !"désolé mais je n'ai jamais écrit ça, j'ai même fait la comparaison avec un condensateur.
Sans doute avez vous parcouru mes propos un peu trop rapidement et que votre interprétation a fait le reste (sourire)

Bonjour,
Le temps de déphasage est le temps que va mettre un flux (de chaleur ou de froid) à traverser un produit (isolant, cloison, mur.....)
Pour l'isolation, le temps de déphasage se calcule de la manière suivante :D(tps déphasage) = e(épaisseur) x racine de d(densité) x lambda x c (chaleur spécifique) La chaleur spécifique est calculée en joule = j/kg/ °C Lorsqu'on pose un R = 7 on mettra l'épaisseur nécessaire d'isolation, MAIS la chaleur produite dans la maison s'échappera plus ou moins rapidement. Bonne journée
Graziella OSUNA

cette reponse n' explique RIEN !

Monsieur Quercy, Il ne me semble pas avoir été désobligeante à votre égard, je vous prie d'en faire de même ici.
Votre commentaire est hors propos et n'a pas sa place sur ce forum. Je vous prie d'agir dans le respect de tous.
Merci et bonne journée.
Graziella OSUNA

Bonjour,
Je remercie Graziella Osuna pour sa réponse.
Quelle valeur de "c" et où trouver la chaleur spécifique à prendre en compte dans la formule de calcul du déphasage thermique ?
Je connais le PCS du matériau exprimé en MJ/kg
Cordialement
Michel PIQUET

excusez ma rapidite a repondre Mr Saliou ! en fait c'est Michel Piquet qui a fait cette confusion !!!
en effet i a ecrit ((( par Monsieur Quercy, et un isolant à déphasage nul c'est à dire qui ne laisse passer aucune calorie )))

Oui et ne pas oublier que le déphasage pour le confort d été marche à l envers en hiver. C est à dire que le chaud 19°C de la maison chauffe l isolant et que la chaleur passe ensuite vers le froid (l exterieur) !

Oui et ne pas oublier que les calories passent aussi par toute discontinuité de l isolant : la ouate n est pas étanche à l air par exemple. Si on veut vraiment ses performances il faut ajouter une membrane pare vapeur parfaitement posée